La taxe carbone peut-elle être socialement juste ?
Vidéo Youtube et article dans Le Monde
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lire plusAlors que les prix du carburant flambent et que le gouvernement élargit les subventions à l’achat, la tarification carbone semble devenue politiquement intouchable. Elle a pourtant un rôle primordial à jouer. Le premier constat à faire est l’efficacité du signal prix : la progression rapide des ventes de véhicules électriques montre que les ménages européens réagissent bien au signal-prix et ajustent leurs choix en conséquence. Au-delà de ces actions individuelles, le constat que nous sommes encore bien trop dépendants des fossiles est unanime. La question est alors de savoir comment s’en sortir à long terme et que faire à court terme. À court terme, le gouvernement est pressé de donner des réponses aux Français inquiets. Des voix s’élèvent pour demander…
lire plusL’idée d’une tarification progressive repose sur le fait que tout le monde paierait les “premières tonnes” d’émission carbone à un certain prix et ce prix augmenterait progressivement, par paliers pour les émissions “en plus”. Ce mécanisme est pensé pour réduire les émissions globales, tout en pénalisant particulièrement les comportements très carbonés, qui dépassent les niveaux d’émissions moyens. Si l’idée semble allier efficacité et justice climatique, elle pose de nombreux problèmes dont ne souffre pas une simple taxe carbone redistribuée. L’expérience de l’eau : une fausse bonne idée à généraliser ? Des tarifications progressives ont déjà été testées,notamment sur l’eau. Autorisée depuis 2006, la tarification progressive de l’eau a été expérimentée dans le cadre de la loi Brottes de 2013. La…
lire plushttps://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/flambee-des-prix-de-lenergie-affaiblir-la-tarification-carbone-aujourdhui-cest-sacrifier-lindustrie-et-les-emplois-de-demain-2221889 Alors que l’Europe s’apprête à débattre de sa compétitivité lors du sommet de Bruxelles, des voix s’élèvent pour affaiblir le marché carbone européen au nom de l’industrie. Un contresens dangereux, avertissent six économistes membres du conseil scientifique du Lobby Climatique Citoyen. Photo : Shutterstock À l’approche du sommet européen, un vent de fronde souffle sur le Système d’échange de quotas d’émission (SEQE 1, ou ETS 1). Craignant pour la compétitivité, des appels à des plafonnements arbitraires (autour de 30-40 € de la tonne de carbone) se font entendre. Vouloir affaiblir cet outil serait pourtant un contresens historique, nous interdisant de signaler aux investisseurs la rentabilité des alternatives bas-carbone.La seule véritable protection contre l’instabilité chronique des cours du pétrole et…
lire plusReplay ici : https://www.youtube.com/watch?v=W5lx87rHgMQ
lire plusPar Erwan Manac’h pour Reporterre 21 juillet 2025 Photo © Romain Costaseca / Hans Lucas via AFP Alors que le Premier ministre a annoncé une nouvelle cure d’austérité le 15 juillet, des ONG poussent pour l’instauration d’un « revenu carbone », qui permettrait de réconcilier écologie et justice sociale. Plusieurs centaines d’euros, versés directement sur le compte bancaire de chaque Français ? L’idée de ce complément de revenu universel refait surface depuis quelques mois, portée par des associations de la galaxie écologiste, comme un moyen d’amortir les conséquences sur les factures des taxes et autres mécanismes renchérissant les énergies fossiles. En Europe, les interventions se multiplient pour réclamer, d’urgence, le déploiement d’un tel « revenu carbone ». À partir de 2027, la Commission européenne va soumettre…
Podcast France Culture – Entendez-vous l’éco Très impopulaire auprès des contribuables, la taxe carbone avait été accusée d’être inégalitaire lors du mouvement des Gilets Jaunes. À l’heure où elle pourrait, selon les économistes, devenir l’outil essentiel d’une transition écologique réussie, comment la penser de façon juste et efficace ? Avec Mireille Chiroleu-Assouline, professeure de sciences économiques à l’Université Paris 1- Panthéon Sorbonne et professeure à PSE, spécialiste de la fiscalité écologique Frédéric Reynès, directeur adjoint du département Economie et Environnement à l’OFCE
Début février, nous nous sommes rendus à l’Assemblée nationale pour rencontrer nos députés ! C’était une expérience formidable, avec un impact positif et qui nous a aussi permis de nous retrouver entre bénévoles. Le nouveau marché carbone européen couvrant le transport routier et le bâtiment (ETS 2) va débuter le 1er janvier 2027. Ce mécanisme va progressivement augmenter le prix du carburant, du gaz et du fioul dans tous les pays européens. C’est une bonne nouvelle pour la transition écologique, puisque l’ETS 2 va permettre de plafonner les émissions de gaz à effet de serre du transport et du bâtiment et de les réduire de 42% d’ici à 2030 (depuis leur niveau de 2005). Le GIEC reconnaît l’efficacité de la…
lire plusTribune du Monde publiée le 20 novembre 2024 Sept économistes experts du climat proposent, dans une tribune au « Monde », de remplacer le chèque énergie, coûteux et inégalitaire, par un versement direct des recettes de la taxation carbone à tous les ménages, ce qui bénéficierait aux plus pauvres tout en incitant à la décarbonation. Dans son projet de budget 2025, le gouvernement prévoit la fin de l’envoi automatique du chèque énergie. Cette aide est destinée aux ménages en situation de précarité énergétique. Pour la recevoir, il va désormais falloir s’inscrire sur une plateforme en ligne et envoyer plusieurs documents administratifs. Si ce ne sont que les nouveaux bénéficiaires qui sont concernés, ce changement pose tout de même un problème…
lire plusEn France, les besoins d’investissement supplémentaires pour le climat sont chiffrés à 60 milliards d’euros par an [1]. Cela représente seulement 2 % de l’ensemble des crédits accordés par le système bancaire aux entreprises et aux particuliers pour leurs investissements, qui est de plus de 3 000 milliards d’euros [2,3]. Pour augmenter les investissements pour le climat, l’enjeu principal est de réorienter ces 3 000 milliards de crédits depuis des dépenses néfastes au climat (voitures à essence, chaudières à gaz, industries polluantes, etc) vers des dépenses favorables au climat (voitures électriques, pompes à chaleur, industries bas carbone, etc). Comme le souligne la Fédération bancaire française, les 60 milliards d’euros d’investissements supplémentaires doivent être considérés en plus de la réorientation des…
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