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avril 2021

Émissions de CO2 : « Nous allons aller 2,5 fois plus vite dans la décennie qui vient », assure Pascal Canfin

Émissions de CO2 : « Nous allons aller 2,5 fois plus vite dans la décennie qui vient », assure Pascal Canfin 1544 862 Lobby Climatique Citoyen - CCL France

Pascal Canfin, député européen Renew Europe, président de la Commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire au Parlement européen, est l’invité de 7h50 sur France Inter. Il évoque l’accord européen obtenu le 21 avril 2021 sur la réduction d’au moins 55 % des émissions de CO2 d’ici 2030.

Flyer Lobby climatique citoyen 2021

Flyer Lobby climatique citoyen 2021 700 992 Lobby Climatique Citoyen - CCL France

Flyer Lobby climatique citoyen 2021 Réalisé et illustré par Camille Alméras.

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La plus grande enquête d’opinion sur les changements climatiques au monde révèle qu’une majorité de la population est favorable à une action d’envergure

La plus grande enquête d’opinion sur les changements climatiques au monde révèle qu’une majorité de la population est favorable à une action d’envergure 1200 800 Lobby Climatique Citoyen - CCL France

https://www.undp.org/content/undp/fr/home/news-centre/news/2021/Worlds_largest_survey_of_public_opinion_on_climate_change_a_majority_of_people_call_for_wide_ranging_action.html

« Peoples’ Climate Vote » une enquête menée par le PNUD, dont les résultats ont été traités par l’Université d’Oxford, reflète l’avis de plus de la moitié de la population mondiale. Soixante-quatre pour cent des personnes interrogées considèrent les changements climatiques comme une urgence mondiale, et ce, malgré l’actuelle pandémie de COVID-19.

New York, 27 janvier 2021 – Les résultats du Peoples’ Climate Vote (le Vote populaire pour le climat), la plus grande enquête d’opinion jamais organisée dans le monde sur les changements climatiques, sont publiés aujourd’hui. Dans le cadre de cette enquête, qui couvre 50 pays abritant plus de la moitié de la population mondiale, ce sont notamment plus d’un demi-million de jeunes de moins de 18 ans qui ont été interrogés, un public clé dans le domaine des changements climatiques, qui ne peut généralement pas encore voter aux élections.

Les résultats détaillés, ventilés par âge, genre et niveau d’instruction, seront communiqués aux gouvernements du monde entier par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui a organisé ce sondage innovant en collaboration avec l’Université d’Oxford. Dans de nombreux pays participants, c’est la première fois qu’un sondage d’opinion à grande échelle est réalisé sur le thème des changements climatiques. L’année 2021 sera décisive pour l’engagement des pays en faveur de l’action pour le climat, étant donné qu’un cycle de négociations important se déroulera lors du Sommet sur le climat de l’ONU en novembre à Glasgow, au Royaume-Uni.

Dans cette enquête, il a été demandé aux répondants si les changements climatiques constituaient une urgence mondiale et s’ils soutenaient dix-huit politiques climatiques clés dans six domaines d’action : l’économie, l’énergie, les transports, l’alimentation et l’agriculture, la nature et la protection des populations.

Il ressort de l’enquête que les personnes interrogées souhaitent l’adoption de politiques climatiques plus vastes que celles appliquées actuellement. Par exemple, dans huit des dix pays couverts enregistrant le plus gros volume d’émissions dans le secteur de l’énergie, la majorité des répondants se sont dits favorables au développement des énergies renouvelables. Dans quatre des cinq pays présentant le plus haut taux d’émissions liées au changement d’affectation des terres et pour lesquelles suffisamment de données ont pu être recueillies sur les préférences en matière de politiques, la majorité des personnes interrogées ont affirmé être favorables à la conservation des forêts et des terres. Neuf des dix pays abritant les populations les plus urbanisées sont pour une utilisation accrue de voitures et d’autobus alimentés à l’énergie propre ou du vélo.

Achim Steiner, l’Administrateur du PNUD, a déclaré : « Peu importe d’où ils viennent, les citoyens s’accordent sur le fait que les changements climatiques constituent une urgence mondiale. Le Vote populaire pour le climat révèle également que les habitants de la planète sont conscients de l’envergure de l’action nécessaire, depuis l’agriculture sans incidence négative sur le climat jusqu’à la protection de la nature, en passant par l’investissement dans une relance verte. Le Vote populaire pour le climat confère aux pays un mandat clair, à savoir la conduite d’une action d’envergure pour le climat, avec le soutien du public. »

Cette enquête innovante a été diffusée à travers des plateformes de jeux mobiles, afin de pouvoir toucher des publics généralement difficiles à atteindre lors des sondages, comme les jeunes de moins de 18 ans. Les experts de l’Université d’Oxford ont pondéré l’immense échantillon de répondants afin qu’il soit représentatif des profils de population dans les pays sondés pour ce qui est de l’âge, du genre et du niveau d’instruction, ce qui a permis d’aboutir à une marge d’erreur de seulement +/- 2 %.

Les politiques proposées ont rencontré un franc succès, les plus populaires étant la préservation des forêts et des terres (soutenue par 54 % du public), le développement de l’énergie solaire, éolienne et renouvelable (53 %), l’adoption de techniques agricoles sans incidence négative sur le climat (52 %) et davantage d’investissements dans les entreprises et les emplois verts (50 %).

Le Professeur Stephen Fisher, de la Faculté de sociologie de l’Université d’Oxford, a déclaré : « Cette enquête – la plus grande enquête d’opinion jamais réalisée sur les changements climatiques – nous a montré que les plateformes de jeux mobiles permettaient non seulement d’atteindre beaucoup de monde, mais aussi de sonder différents types de personnes dans un éventail diversifié de pays. Le Vote populaire pour le climat nous a permis d’accéder à une manne de données sans précédent sur l’opinion publique. Les citoyens sont bien plus conscients de l’urgence climatique qu’on ne le pensait. Nous avons également pu constater que la plupart des gens souhaitaient clairement l’adoption de politiques fortes et d’envergure. »

L’enquête a révélé un lien direct entre le niveau d’instruction des personnes et leur souhait qu’une action soit menée pour le climat. Les personnes ayant fréquenté une université ou une école supérieure étaient en très grande majorité conscientes de l’urgence climatique, que ce soit dans des pays à faible revenu comme le Bhoutan (82 %) et la République démocratique du Congo (82 %) ou dans des pays riches tels que la France (87 %) et le Japon (82 %).  

Pour ce qui est de l’âge des répondants, les plus jeunes (moins de 18 ans) ont davantage tendance à considérer les changements climatiques comme une urgence que les personnes plus âgées. Néanmoins, d’autres groupes d’âge ne sont pas loin derrière, avec 65 % des personnes âgées de 18 à 35 ans conscientes de cette urgence, 66 % des celles âgées de 36 à 59 ans et 58 % des plus de 60 ans, ce qui montre à quel point cette problématique s’est aujourd’hui popularisée.

Tarification carbone en Europe : quelles politiques ?

Tarification carbone en Europe : quelles politiques ? 900 828 Lobby Climatique Citoyen - CCL France

EEB, European Environmental Bureau, est le plus grand réseau d’organisations environnementales citoyennes d’Europe. Il rassemble plus de 160 organisations de la société civile de plus de 35 pays européens. Ensemble, ils travaillent pour un avenir meilleur où l’homme et la nature s’épanouissent ensemble. En décembre 2019, avec le lancement de son Green Deal européen, la…

https://mk0eeborgicuypctuf7e.kinstacdn.com/wp-content/uploads/2021/03/A-Carbon-Pricing-Blueprint-for-the-EU2.pdf

ll est temps d’établir un contrat social vert

ll est temps d’établir un contrat social vert 729 486 Lobby Climatique Citoyen - CCL France

La Croix – Simone Tagliapietra

Pour Simone Tagliapietra, professeur de politique énergétique, climatique et environnementale à Bruegel, la transition écologique doit absolument compenser l’impact négatif des réformes auprès des plus pauvres.

La transformation verte aura des implications socio-économiques de grande envergure. Des mesures doivent être prises pour garantir l’équité et la justice sociales aux niveaux national et international.

En tant que chercheur en politique climatique, on me demande souvent : quel est le plus grand obstacle à la décarbonisation ? Ma réponse a profondément changé au cours des dernières années. Auparavant, je soulignais la combinaison complexe d’un manque de technologies vertes compétitives en termes de coûts et d’une absence de volonté politique. Aujourd’hui, j’indique autre chose. Quelque chose de moins tangible, mais peut-être plus difficile : l’absence d’un contrat social vert.

La révolution verte est déjà en cours, stimulée par une réduction spectaculaire du coût des technologies vertes et par une dynamique mondiale en faveur de la neutralité climatique d’ici au milieu du siècle. On peut donc se poser la question suivante : alors que les technologies vertes moins chères et les ambitions politiques vertes sans précédent convergent rapidement, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Malheureusement, la situation n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Plus elle progresse, plus la décarbonisation remodèle nos économies et aura un impact sur nos modes de vie. Rien ne sera laissé au hasard dans ce processus : le monde vert sera profondément différent de celui que nous connaissons aujourd’hui.

Ne pas aggraver les inégalités

Une transformation aussi radicale soulèvera également la question de savoir qui doit supporter le coût de l’action en faveur du climat, tant au sein des pays qu’entre les pays. Cela attirera l’attention sur la nécessité de veiller à ce que le coût de l’action en faveur du climat ne retombe pas de manière disproportionnée sur les plus vulnérables, ce qui aggraverait les inégalités. L’action en faveur du climat devrait en fait être conçue de manière à améliorer l’égalité sociale. Et c’est précisément ce que devrait être un nouveau contrat social vert.

L’expérience française avec le mouvement des « gilets jaunes » représente l’exemple le plus clair des périls et des vents contraires politiques auxquels les gouvernements du monde entier peuvent être confrontés alors qu’ils tentent de sevrer leurs citoyens des combustibles fossiles. Les politiques climatiques devraient être introduites en tandem avec des mécanismes de compensation afin d’amortir le coup pour les plus vulnérables.

C’est exactement ce qu’un groupe d’économistes, dont 28 prix Nobel et quatre anciens présidents de la Réserve fédérale – parmi lesquels Janet Yellen –, ont demandé aux États-Unis : l’introduction d’une taxe carbone solide, associée à un système de compensation permettant de restituer l’ensemble des recettes aux citoyens par le biais de remboursements forfaitaires égaux, afin de garantir que les plus vulnérables en profitent financièrement en recevant plus en « dividendes carbone » qu’ils ne paient en prix de l’énergie. Cette discussion, qui illustre la manière dont les considérations d’équité et de justice doivent être intégrées dans la conception des politiques climatiques, représente la dimension nationale du contrat social vert que nous devons développer.

→ ENTRETIEN. Climat : « Le retour des États-Unis dans l’accord de Paris envoie un signal fort »

Ces considérations d’équité et de justice vont bien au-delà des frontières nationales. Au fur et à mesure que les pays développés intensifient leurs actions nationales en matière de climat, ils introduiront probablement des mesures – telles que des taxes à la frontière du carbone – pour s’assurer que leurs industries ne subissent pas une concurrence inégale de la part de concurrents basés dans des pays dont la politique climatique est faible.

L’introduction de telles mesures a déjà été promise par Joe Biden au cours de la campagne, alors que l’Union européenne en est à ses premiers stades de développement. Boris Johnson envisage maintenant de profiter de sa présidence du G7 pour tenter de forger une alliance sur les taxes à la frontière sur le carbone.

Mais l’introduction de taxes à la frontière du carbone pourrait avoir un impact sur les économies des pays les plus pauvres. Comme pour les taxes nationales sur le carbone, ce problème peut être évité en prenant en considération l’équité et la justice dans la conception des mesures. Une option serait d’exempter simplement les pays les plus pauvres des taxes à la frontière. Cette discussion devrait être au cœur de la dimension internationale du nouveau contrat social vert.

Climat et égalité sociale

Grâce aux développements des technologies vertes et à l’élan politique, le monde a enfin une chance de renverser son échec dans la lutte contre le changement climatique. Nous devons maintenant nous assurer que l’action en faveur du climat est conçue de manière à améliorer l’égalité sociale. Des solutions politiques existent, mais elles nécessitent un débat approprié et une mise en œuvre minutieuse.

→ ANALYSE. Écologie : vers une fiscalité à la fois verte et sociale ?

Au niveau national, les pays peuvent s’inspirer de la France, qui a réagi à la crise des « gilets jaunes » en lançant le Conseil citoyen sur le climat – une expérience de démocratie directe visant à identifier des solutions pour favoriser la décarbonisation tout en garantissant l’équité et la justice sociales. Au niveau international, cela peut se faire en plaçant l’équité et la justice climatique au cœur des prochaines négociations des Nations unies sur le climat à Glasgow.

De telles actions sont fondamentales pour assurer un soutien social à long terme à la transition verte et pour éviter qu’elle ne déraille, ce qui aurait des conséquences catastrophiques pour la planète. Le temps est venu d’établir un nouveau contrat social vert.

Signez pour un revenu climatique européen !

Signez pour un revenu climatique européen ! 1000 562 Lobby Climatique Citoyen - CCL France

Il nous reste un mois pour signer cette pétition pour un revenu climatique européen https://bit.ly/EUclimateincome Quel intérêt pour vous ? Eh bien, les scientifiques et les économistes sont d’accord : donner un prix croissant à la pollution et en redistribuer les recettes aux citoyens, ça marche. Un prix sur les combustibles fossiles : – réduit…

https://bit.ly/EUclimateincome

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